Gestes

Al-Adab Al-Mufrad

13

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللهِ بْنُ يُوسُفَ، قَالَ‏:‏ أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ أَبِي طَلْحَةَ، أَنَّهُ سَمِعَ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ يَقُولُ‏:‏ كَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَدْخُلُ عَلَى أُمِّ حَرَامِ ابْنَةِ مِلْحَانَ، فَتُطْعِمُهُ، وَكَانَتْ تَحْتَ عُبَادَةَ بْنِ الصَّامِتِ، فَأَطْعَمَتْهُ وَجَعَلَتْ تَفْلِي رَأْسَهُ، فَنَامَ ثُمَّ اسْتَيْقَظَ يَضْحَكُ‏.‏

Nous a rapporté Abdallah ibn Youssouf, il a dit : « Nous a informé Malik, d'après Ishaq ibn Abi Talha, qu'il a entendu Anas ibn Malik dire : 'Le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) entrait chez Oum Haram bent Milhan, et elle lui donnait à manger, tandis qu'elle était mariée à Ubadah ibn al-Samit. Elle lui donna à manger et se mit à lui peigner la tête. Il s’endormit puis se réveilla en riant.' »

حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللهِ، قَالَ‏:‏ حَدَّثَنَا الْمُغِيرَةُ بْنُ سَلَمَةَ أَبُو هِشَامٍ الْمَخْزُومِيُّ، وَكَانَ ثِقَةً، قَالَ‏:‏ حَدَّثَنَا الصَّعْقُ بْنُ حَزْنٍ قَالَ‏:‏ حَدَّثَنِي الْقَاسِمُ بْنُ مُطَيَّبٍ، عَنِ الْحَسَنِ الْبَصْرِيِّ، عَنْ قَيْسِ بْنِ عَاصِمٍ السَّعْدِيِّ قَالَ‏:‏ أَتَيْتُ رَسُولَ اللهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ‏:‏ هَذَا سَيِّدُ أَهْلِ الْوَبَرِ، فَقُلْتُ‏:‏ يَا رَسُولَ اللهِ، مَا الْمَالُ الَّذِي لَيْسَ عَلَيَّ فِيهِ تَبِعَةٌ مِنْ طَالِبٍ، وَلاَ مِنْ ضَيْفٍ‏؟‏ فَقَالَ رَسُولُ اللهِ صلى الله عليه وسلم‏:‏ نِعْمَ الْمَالُ أَرْبَعُونَ، وَالأَكْثَرُ سِتُّونَ، وَوَيْلٌ لأَصْحَابِ الْمِئِينَ إِلاَّ مَنْ أَعْطَى الْكَرِيمَةَ، وَمَنَحَالْغَزِيرَةَ، وَنَحَرَ السَّمِينَةَ، فَأَكَلَ وَأَطْعَمَ الْقَانِعَ وَالْمُعْتَرَّ، قُلْتُ‏:‏ يَا رَسُولَ اللهِ، مَا أَكْرَمُ هَذِهِ الأَخْلاَقِ، لاَ يُحَلُّ بِوَادٍ أَنَا فِيهِ مِنْ كَثْرَةِ نَعَمِي‏؟‏ فَقَالَ‏:‏ كَيْفَ تَصْنَعُ بِالْعَطِيَّةِ‏؟‏ قُلْتُ‏:‏ أُعْطِي الْبِكْرَ، وَأُعْطِي النَّابَ، قَالَ‏:‏ كَيْفَ تَصْنَعُ فِي الْمَنِيحَةِ‏؟‏ قَالَ‏:‏ إِنِّي لَأَمْنَحُ النَّاقَةَ، قَالَ‏:‏ كَيْفَ تَصْنَعُ فِي الطَّرُوقَةِ‏؟‏ قَالَ‏:‏ يَغْدُو النَّاسُ بِحِبَالِهِمْ، وَلاَ يُوزَعُ رَجُلٌ مِنْ جَمَلٍ يَخْتَطِمُهُ، فَيُمْسِكُهُ مَا بَدَا لَهُ، حَتَّى يَكُونَ هُوَ يَرُدَّهُ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم‏:‏ فَمَالُكَ أَحَبُّ إِلَيْكَ أَمْ مَالُ مَوَالِيكَ‏؟‏ قَالَ‏:‏ مَالِي، قَالَ‏:‏ فَإِنَّمَا لَكَ مِنْ مَالِكَ مَا أَكَلْتَ فَأَفْنَيْتَ، أَوْ أَعْطَيْتَ فَأَمْضَيْتَ، وَسَائِرُهُ لِمَوَالِيكَ، فَقُلْتُ‏:‏ لاَ جَرَمَ، لَئِنْ رَجَعْتُ لَأُقِلَّنَّ عَدَدَهَا فَلَمَّا حَضَرَهُ الْمَوْتُ جَمَعَ بَنِيهِ فَقَالَ‏:‏ يَا بَنِيَّ، خُذُوا عَنِّي، فَإِنَّكُمْ لَنْ تَأْخُذُوا عَنْ أَحَدٍ هُوَ أَنْصَحُ لَكُمْ مِنِّي‏:‏ لاَ تَنُوحُوا عَلَيَّ، فَإِنَّ رَسُولَ اللهِ صلى الله عليه وسلم لَمْ يُنَحْ عَلَيْهِ، وَقَدْ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَنْهَى عَنِ النِّيَاحَةِ، وَكَفِّنُونِي فِي ثِيَابِي الَّتِي كُنْتُ أُصَلِّي فِيهَا، وَسَوِّدُوا أَكَابِرَكُمْ، فَإِنَّكُمْ إِذَا سَوَّدْتُمْ أَكَابِرَكُمْ لَمْ يَزَلْ لأَبِيكُمْ فِيكُمْ خَلِيفَةٌ، وَإِذَا سَوَّدْتُمْ أَصَاغِرَكُمْ هَانَ أَكَابِرُكُمْ عَلَى النَّاسِ، وزهدوا فيكم وَأَصْلِحُوا عَيْشَكُمْ، فَإِنَّ فِيهِ غِنًى عَنْ طَلَبِ النَّاسِ، وَإِيَّاكُمْ وَالْمَسْأَلَةَ، فَإِنَّهَا آخِرُ كَسْبِ الْمَرْءِ، وَإِذَا دَفَنْتُمُونِي فَسَوُّوا عَلَيَّ قَبْرِي، فَإِنَّهُ كَانَ يَكُونُ شَيْءٌ بَيْنِي وَبَيْنَ هَذَا الْحَيِّ مِنْ بَكْرِ بْنِ وَائِلٍ‏:‏ خُمَاشَاتٌ، فَلاَ آمَنُ سَفِيهًا أَنْ يَأْتِيَ أَمْرًا يُدْخِلُ عَلَيْكُمْ عَيْبًا فِي دِينِكُمْ‏.‏

Nous a rapporté Ali Ibn Abdallah, il a dit : Nous a rapporté Al-Mughira Ibn Salama Abu Hisham Al-Makhzumi, qui était digne de confiance, il a dit : Nous a rapporté Al-Sa'iq Ibn Hazn, il a dit : M'a rapporté Al-Qasim Ibn Mutayb, d'après Al-Hasan Al-Basri, d'après Qays Ibn Asim Al-Sa'di, il a dit : Je suis venu auprès du Messager d'Allah, que la paix soit sur lui, et il a dit : "Voici le maître des gens des campements, alors j'ai dit : Ô Messager d'Allah, quel est le bien pour lequel je n'aurai aucune responsabilité ni d'un demandeur, ni d'un invité ?" Le Messager d'Allah, que la paix soit sur lui, a dit : "Un bon bien est de quarante, et le plus c'est soixante, et malheur aux propriétaires des centaines sauf celui qui donne généreusement, et accorde abondamment, et égorge abondamment, alors il mange et nourrit le content et le nécessiteux." J'ai dit : "Ô Messager d'Allah, quelle est la noblesse de ces mœurs, est-il permis de s'installer dans une vallée où je suis avec tant de mes biens ?" Il a dit : "Comment agis-tu avec le don ?" J'ai dit : "Je donne le jeune chameau, et je donne le vieux." Il a dit : "Comment agis-tu dans la bénédiction ?" Il a dit : "Je donne bien le chameau." Il a dit : "Comment agis-tu dans la voie ?" Il a répondu : "Les gens se promènent avec leurs cordes et aucun homme n'est empêché d'un chameau qu'il prend, et il le retient aussi longtemps qu'il le désire jusqu'à ce que ce soit lui qui le rende." Alors le Prophète, que la paix soit sur lui, a dit : "Est-ce que tes biens sont plus aimés de toi ou ceux de tes protégés ?" Il a dit : "Mes biens." Il a dit : "Vraiment, il ne te reste de tes biens que ce que tu manges et consommes, ou donnes et utilises, et le reste est pour tes protégés." J'ai dit : "Sûrement, si je retourne, je réduirai leur nombre." Quand la mort fut proche de lui, il rassembla ses fils et dit : "Ô mes fils, écoutez de moi, car vous n'entendrez jamais de quelqu'un de plus sincère envers vous que moi : ne vous lamentez pas sur moi, car le Messager d'Allah, que la paix soit sur lui, ne fut pas pleuré, et j'ai entendu le Prophète, que la paix soit sur lui, interdire la lamentation. Enveloppez-moi dans les vêtements dans lesquels je priais, honorez vos aînés, car lorsque vous honorez vos aînés, il y aura toujours pour vous un remplaçant qui est votre père, et lorsque vous honorez vos plus jeunes, vos aînés seront rabaissés aux yeux des gens, et ils seront indifférents envers vous. Améliorez votre vie, car cela vous dispense de demander aux gens. Évitez de demander, car c'est le dernier des acquis de l'homme. Si vous m'enterrez, égalisez ma tombe, car il y avait de la discorde entre moi et ce groupe des Bakr Ibn Waïl : des offenses, et je ne suis pas à l'abri qu'un sot agisse d'une manière qui introduise un défaut dans votre religion."

حَدَّثَنَا مُوسَى، قَالَ‏:‏ حَدَّثَنَا وُهَيْبٌ، قَالَ‏:‏ حَدَّثَنَا أَيُّوبُ، عَنْ أَبِي الْعَالِيَةِ قَالَ‏:‏ سَأَلْتُ عَبْدَ اللهِ بْنَ الصَّامِتِ قَالَ‏:‏ سَأَلْتُ خَلِيلِي أَبَا ذَرٍّ، فَقَالَ‏:‏ أَتَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم بِوَضُوءٍ، فَحَرَّكَ رَأْسَهُ، وَعَضَّ عَلَى شَفَتَيْهِ، قُلْتُ بِأَبِي أَنْتَ وَأُمِّي آذَيْتُكَ‏؟‏ قَالَ‏:‏ لاَ، وَلَكِنَّكَ تُدْرِكُ أُمَرَاءَ أَوْ أَئِمَّةً يُؤَخِّرُونَ الصَّلاَةَ لِوَقْتِهَا، قُلْتُ‏:‏ فَمَا تَأْمُرُنِي‏؟‏ قَالَ‏:‏ صَلِّ الصَّلاَةَ لِوَقْتِهَا، فَإِنْ أَدْرَكْتَ مَعَهُمْ فَصَلِّهِ، وَلاَ تَقُولَنَّ‏:‏ صَلَّيْتُ، فَلاَ أُصَلِّي‏.‏

Moussa nous a raconté : Wehīb nous a raconté : Ayoub nous a raconté, d'après Abû al-ʿĀliyah qui a dit : J'ai demandé à ʿAbdallâh ibn al-Ṣâmit, qui a dit : J'ai demandé à mon ami Abû Dhar, et il a dit : Je suis venu au Prophète (paix soit sur lui) avec de l'eau pour ses ablutions, et il a secoué la tête et serré ses lèvres. J'ai dit : Puisse mon père et ma mère être sacrifiés pour toi, est-ce que je t'ai offensé ? Il a dit : Non, mais tu rattraperas des émirs ou des imams qui retarderont la prière de son heure. J'ai dit : Que me conseilles-tu ? Il a dit : Fais la prière à son heure, et si tu es avec eux, alors prie, mais ne dis pas : J'ai déjà prié, donc je ne prierai pas.

حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، قَالَ‏:‏ حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَلِيِّ بْنِ حُسَيْنٍ، أَنَّ حُسَيْنَ بْنَ عَلِيٍّ حَدَّثَهُ، عَنْ عَلِيٍّ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ، أَنَّ رَسُولَ اللهِ صلى الله عليه وسلم طَرَقَهُ وَفَاطِمَةَ بِنْتَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم، فَقَالَ‏:‏ أَلاَ تُصَلُّونَ‏؟‏ فَقُلْتُ‏:‏ يَا رَسُولَ اللهِ، إِنَّمَا أَنْفُسُنَا عِنْدَ اللهِ، فَإِذَا شَاءَ أَنْ يَبْعَثَنَا بَعَثَنَا، فَانْصَرَفَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم، وَلَمْ يَرْجِعْ إِلَيَّ شَيْئًا، ثُمَّ سَمِعْتُ وَهُوَ مُدْبِرٌ يَضْرِبُ فَخِذَهُ يَقُولُ‏:‏ ‏{‏وَكَانَ الإِنْسَانُ أَكْثَرَ شَيْءٍ جَدَلاً‏}‏‏.‏

Yahia Ibn Boukir nous a rapporté : Al-Laith nous a raconté, d'après ‘Uqayl, d'après Ibn Shihab, d'après Ali Ibn Hussein, que Hussein Ibn Ali lui avait raconté, d'après Ali, que le Messager de Dieu (paix et bénédictions sur lui) vint le voir avec Fatima, la fille du prophète (paix et bénédictions sur lui), et dit : "Ne priez-vous pas ?" Je répondis : "Ô Messager de Dieu, notre repos dépend de Dieu ; quand Il le veut, Il nous ressuscite." Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) s'en retourna et ne me dit rien. Puis, je l'entendis, se détournant, frapper sa cuisse en disant : "Et l'homme est de tous les êtres le plus grand disputeur."

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ سَلاَمٍ، قَالَ‏:‏ أَخْبَرَنَا أَبُو مُعَاوِيَةَ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي رَزِينٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ قَالَ‏:‏ رَأَيْتُهُ يَضْرِبُ جَبْهَتَهُ بِيَدِهِ وَيَقُولُ‏:‏ يَا أَهْلَ الْعِرَاقِ، أَتَزْعُمُونَ أَنِّي أَكْذِبُ عَلَى رَسُولِ اللهِ صلى الله عليه وسلم، أَيَكُونُ لَكُمُ الْمَهْنَأُ وَعَلَيَّ الْمَأْثَمُ‏؟‏ أَشْهَدُ لَسَمِعْتُ رَسُولَ اللهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ‏:‏ إِذَا انْقَطَعَ شِسْعُ نَعْلِ أَحَدِكُمْ، فَلاَ يَمْشِي فِي نَعْلِهِ الأُخْرَى حَتَّى يُصْلِحَهُ‏.‏

Muhammad ibn Salam nous a rapporté : Abu Mu'awiya nous a informé, d'après al-A'mash, d'après Abu Razin, d'après Abu Huraira qui a dit : "Je l'ai vu se frapper le front avec sa main et dire : O gens d'Irak, prétendez-vous que je mens contre le Messager d'Allah ﷺ ? Vous auriez la joie et j'aurais le péché ? Je témoigne que j'ai entendu le Messager d'Allah ﷺ dire : 'Quand la lanière de la sandale de l'un d'entre vous se casse, qu'il ne marche pas avec son autre sandale jusqu'à ce qu'il la répare.'"

حَدَّثَنَا أَبُو مَعْمَرٍ، قَالَ‏:‏ حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَارِثِ، قَالَ‏:‏ حَدَّثَنَا أَيُّوبُ بْنُ أَبِي تَمِيمَةَ، عَنْ أَبِي الْعَالِيَةِ الْبَرَاءِ قَالَ‏:‏ مَرَّ بِي عَبْدُ اللهِ بْنُ الصَّامِتِ، فَأَلْقَيْتُ لَهُ كُرْسِيًّا، فَجَلَسَ، فَقُلْتُ لَهُ‏:‏ إِنَّ ابْنَ زِيَادٍ قَدْ أَخَّرَ الصَّلاَةَ، فَمَا تَأْمُرُ‏؟‏ فَضَرَبَ فَخِذِي ضَرْبَةً، أَحْسَبُهُ قَالَ‏:‏ حَتَّى أَثَّرَ فِيهَا، ثُمَّ قَالَ‏:‏ سَأَلْتُ أَبَا ذَرٍّ كَمَا سَأَلْتَنِي، فَضَرَبَ فَخِذِي كَمَا ضَرَبْتُ فَخِذَكَ، فَقَالَ‏:‏ صَلِّ الصَّلاَةَ لِوَقْتِهَا، فَإِنْ أَدْرَكْتَ مَعَهُمْ فَصَلِّ، وَلاَ تَقُلْ‏:‏ قَدْ صَلَّيْتُ، فلا أُصَلِّي‏.‏

Nous avons entendu par l'intermédiaire d'Abou Ma`amar qui dit : Nous a rapporté Abd Al-Warith, qui dit : Nous a rapporté Ayoub ibn Abi Tamima, d'après Abi Al-`Aliya Al-Bara', qui a dit : Abdullah ibn As-Samit est passé près de moi et je lui ai offert une chaise. Il s'est assis et je lui ai dit : Ibn Ziyad a retardé la prière. Que me conseilles-tu ? Il m'a frappé la cuisse, et je pense qu'il a dit, jusqu'à ce qu'elle en ressente la marque, puis il a dit : J'ai interrogé Abou Dhar comme tu m'as interrogé, et il a frappé ma cuisse comme je l'ai frappée, et il a dit : Fais la prière à son temps. Puis, si tu pries avec eux, prie, et ne dis pas : J'ai déjà prié, alors je ne prie pas.

حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، قَالَ‏:‏ أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ سَالِمِ بْنِ عَبْدِ اللهِ، أَنَّ عَبْدَ اللهِ بْنَ عُمَرَ أَخْبَرَهُ أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ انْطَلَقَ مَعَ رَسُولِ اللهِ صلى الله عليه وسلم فِي رَهْطٍ مِنْ أَصْحَابِهِ قِبَلَ ابْنِ صَيَّادٍ، حَتَّى وَجَدُوهُ يَلْعَبُ مَعَ الْغِلْمَانِ فِي أُطُمِ بَنِي مَغَالَةَ، وَقَدْ قَارَبَ ابْنُ صَيَّادٍ يَوْمَئِذٍ الْحُلُمَ، فَلَمْ يَشْعُرْ حَتَّى ضَرَبَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ظَهْرَهُ بِيَدِهِ، ثُمَّ قَالَ‏:‏ أَتَشْهَدُ أَنِّي رَسُولُ اللهِ‏؟‏ فَنَظَرَ إِلَيْهِ فَقَالَ‏:‏ أَشْهَدُ أَنَّكَ رَسُولُ الأُمِّيِّينَ، قَالَ ابْنُ صَيَّادٍ‏:‏ فَتَشْهَدُ أَنِّي رَسُولُ اللهِ‏؟‏ فَرَصَّهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ قَالَ‏:‏ آمَنْتُ بِاللَّهِ وَبِرَسُولِهِ، ثُمَّ قَالَ لِابْنِ صَيَّادٍ‏:‏ مَاذَا تَرَى‏؟‏ فَقَالَ ابْنُ صَيَّادٍ‏:‏ يَأْتِينِي صَادِقٌ وَكَاذِبٌ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم‏:‏ خُلِّطَ عَلَيْكَ الأَمْرُ، قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم‏:‏ إِنِّي خَبَّأْتُ لَكَ خَبِيئًا، قَالَ‏:‏ هُوَ الدُّخُّ، قَالَ‏:‏ اخْسَأْ فَلَمْ تَعْدُ قَدْرَكَ، قَالَ عُمَرُ‏:‏ يَا رَسُولَ اللهِ، أَتَأْذَنُ لِي فِيهِ أَنْ أَضْرِبَ عُنُقَهُ‏؟‏ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم‏:‏ إِنْ يَكُ هُوَ لاَ تُسَلَّطُ عَلَيْهِ، وَإِنْ لَمْ يَكُ هُوَ فَلاَ خَيْرَ لَكَ فِي قَتْلِهِ‏.‏

Abu Yaman nous a rapporté : Shou'ayb nous a informés, d'après Az-Zouhri, d'après Salim ibn Abdallah, qu'Abdallah ibn Omar lui a raconté qu'Omar ibn al-Khattab est parti avec le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) dans un groupe de ses compagnons vers Ibn Sayyad, jusqu'à ce qu'ils le trouvent jouant avec des garçons dans les ruines de Banu Maghala, et Ibn Sayyad avait alors atteint l'âge de raison. Sans qu'il ne s'en rende compte, le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) lui frappa le dos de sa main, puis dit : "Attestes-tu que je suis le Messager de Dieu ?" Il le regarda et dit : "J'atteste que tu es le messager des analphabètes." Ibn Sayyad dit : "Attestes-tu que je suis le messager de Dieu ?" Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) le repoussa ensuite et dit : "J'ai foi en Dieu et en Son messager." Puis il dit à Ibn Sayyad : "Que vois-tu ?" Ibn Sayyad dit : "Il vient à moi un véridique et un menteur." Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) dit : "L'affaire s'est embrouillée pour toi." Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) dit : "Je t'ai caché quelque chose." Il dit : "C'est la fumée." Le Prophète dit : "Recule, tu n'as pas dépassé ton rang." Omar dit : "Ô Messager de Dieu, m'autorises-tu à frapper son cou ?" Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) dit : "S'il est lui, tu n'auras aucun pouvoir sur lui ; et s'il n'est pas lui, il ne te sert à rien de le tuer."

حَدَّثَنَا مُوسَى، قَالَ‏:‏ حَدَّثَنَا وُهَيْبٌ، قَالَ‏:‏ حَدَّثَنَا جَعْفَرٌ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ جَابِرٍ قَالَ‏:‏ كَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم إِذَا كَانَ جُنُبًا، يَصُبُّ عَلَى رَأْسِهِ ثَلاَثَ حَفَنَاتٍ مِنْ مَاءٍ قَالَ الْحَسَنُ بْنُ مُحَمَّدٍ‏:‏ أَبَا عَبْدِ اللهِ، إِنَّ شَعْرِي أَكْثَرُ مِنْ ذَاكَ، قَالَ‏:‏ وَضَرَبَ بِيَدِهِ عَلَى فَخِذِ الْحَسَنِ فَقَالَ‏:‏ يَا ابْنَ أَخِي، كَانَ شَعْرُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَكْثَرَ مِنْ شَعْرِكَ وَأَطْيَبَ‏.‏

Il nous a raconté Moussa, qui a dit : Wouhayb nous a raconté, qui a dit : Ja'far nous a raconté de la part de son père, de la part de Jabir qui a dit : Le Prophète, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui, lorsqu'il était en état de grande impureté, versait trois poignées d'eau sur sa tête. Al-Hassan ibn Muhammad a dit : "O Abou Abdullah, mes cheveux sont plus nombreux que cela." Il a frappé la cuisse de Al-Hassan avec sa main et a dit : "O fils de mon frère, les cheveux du Prophète, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui, étaient plus nombreux et plus beaux que les tiens."

حَدَّثَنَا مُوسَى، قَالَ‏:‏ حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي سُفْيَانَ، عَنْ جَابِرٍ قَالَ‏:‏ صُرِعَ رَسُولُ اللهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ فَرَسٍ بِالْمَدِينَةِ عَلَى جِذْعِ نَخْلَةٍ، فَانْفَكَّتْ قَدَمُهُ، فَكُنَّا نَعُودُهُ فِي مَشْرُبَةٍ لِعَائِشَةَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَا، فَأَتَيْنَاهُ وَهُوَ يُصَلِّي قَاعِدًا، فَصَلَّيْنَا قِيَامًا، ثُمَّ أَتَيْنَاهُ مَرَّةً أُخْرَى وَهُوَ يُصَلِّي الْمَكْتُوبَةَ قَاعِدًا، فَصَلَّيْنَا خَلْفَهُ قِيَامًا، فَأَوْمَأَ إِلَيْنَا أَنِ اقْعُدُوا، فَلَمَّا قَضَى الصَّلاَةَ قَالَ‏:‏ إِذَا صَلَّى الإِمَامُ قَاعِدًا فَصَلُّوا قُعُودًا، وَإِذَا صَلَّى قَائِمًا فَصَلُّوا قِيَامًا، وَلاَ تَقُومُوا وَالإِمَامُ قَاعِدٌ كَمَا تَفْعَلُ فَارِسُ بِعُظَمَائِهِمْ‏.‏

Moussa nous a raconté, il a dit : Abou 'Awânah nous a raconté, d'après al-A'mach, d'après Abou Soufyan, d'après Jabir qui a dit : « Le Messager de Dieu (paix et bénédictions de Dieu sur lui) est tombé de cheval à Médine sur un tronc de palmier, et son pied s'est déboîté. Nous lui rendions visite dans une pièce appartenant à Aïcha (que Dieu l'agrée). Nous sommes venus à lui alors qu'il priait assis, et nous avons prié debout. Puis nous sommes revenus une autre fois alors qu'il priait la prière obligatoire assis, et nous avons prié derrière lui debout. Il nous fit signe de nous asseoir. Lorsqu'il termina la prière, il dit : « Si l'imam prie assis, priez assis ; et s'il prie debout, priez debout. Ne priez pas debout alors que l'imam est assis, comme le font les Perses avec leurs dignitaires. »

قَالَ‏:‏ وَوُلِدَ لِفُلاَنٍ مِنَ الأَنْصَارِ غُلامٌ، فَسَمَّاهُ مُحَمَّدًا، فَقَالَتِ الأنْصَارُ‏:‏ لا نُكَنِّيكَ بِرَسُولِ اللهِ‏.‏ حَتَّى قَعَدْنَا فِي الطَّرِيقِ نَسْأَلُهُ عَنِ السَّاعَةِ، فَقَالَ‏:‏ جِئْتُمُونِي تَسْأَلُونِي عَنِ السَّاعَةِ‏؟‏ قُلْنَا‏:‏ نَعَمْ، قَالَ‏:‏ مَا مِنْ نَفْسٍ مَنْفُوسَةٍ، يَأْتِي عَلَيْهَا مِئَةُ سَنَةٍ، قُلْنَا‏:‏ وُلِدَ لِفُلاَنٍ مِنَ الأَنْصَارِ غُلاَمٌ فَسَمَّاهُ مُحَمَّدًا، فَقَالَتِ الأنْصَارُ‏:‏ لا نُكَنِّيكَ بِرَسُولِ اللهِ، قَالَ‏:‏ أَحْسَنَتِ الأَنْصَارُ، سَمُّوا بِاسْمِي، ولا تَكْتَنُوا بِكُنْيَتِي‏.‏

Il a dit : "Un garçon est né à untel parmi les Ansars et il l'a nommé Muhammad. Les Ansars ont dit : 'Nous ne te désignerons pas par le kunyah du Messager de Dieu.' Jusqu'à ce que nous nous asseyions sur le chemin pour l'interroger sur l'heure, il dit : 'Êtes-vous venus me demander sur l'heure ?' Nous avons dit : 'Oui.' Il a dit : 'Il n'y a pas d'âme vivante sur laquelle passera cent ans.' Nous avons dit : 'Un garçon est né à untel parmi les Ansars et il l'a nommé Muhammad. Les Ansars ont dit : 'Nous ne te désignerons pas par le kunyah du Messager de Dieu.' Il a dit : 'Les Ansars ont bien fait. Nommez par mon nom, mais ne désignez pas par mon kunyah.'"

حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللهِ قَالَ‏:‏ حَدَّثَنِي الدَّرَاوَرْدِيُّ، عَنْ جَعْفَرٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللهِ، أَنَّ رَسُولَ اللهِ صلى الله عليه وسلم مَرَّ فِي السُّوقِ دَاخِلاً مِنْ بَعْضِ الْعَالِيَةِ وَالنَّاسُ كَنَفَيْهِ، فَمَرَّ بِجَدْيٍ أَسَكَّ، فَتَنَاوَلَهُ فَأَخَذَ بِأُذُنِهِ ثُمَّ قَالَ‏:‏ أَيُّكُمْ يُحِبُّ أَنَّ هَذَا لَهُ بِدِرْهَمٍ‏؟‏ فَقَالُوا‏:‏ مَا نُحِبُّ أَنَّهُ لَنَا بِشَيْءٍ، وَمَا نَصْنَعُ بِهِ‏؟‏ قَالَ‏:‏ أَتُحِبُّونَ أَنَّهُ لَكُمْ‏؟‏ قَالُوا‏:‏ لاَ، قَالَ ذَلِكَ لَهُمْ ثَلاَثًا، فَقَالُوا‏:‏ لاَ وَاللَّهِ، لَوْ كَانَ حَيًّا لَكَانَ عَيْبًا فِيهِ أَنَّهُ أَسَكُّ، وَالأَسَكُّ‏:‏ الَّذِي لَيْسَ لَهُ أُذُنَانِ، فَكَيْفَ وَهُوَ مَيِّتٌ‏؟‏ قَالَ‏:‏ فَوَاللَّهِ، لَلدُّنْيَا أَهْوَنُ عَلَى اللهِ مَنْ هَذَا عَلَيْكُمْ‏.‏

Abdelaziz ibn Abdallah nous a raconté : « Al-Darawardi m’a raconté, d’après Jaafar, d’après son père, d’après Jabir ibn Abdallah, que le Messager de Dieu (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) passa sur le marché, entrant par l’un des hauts-lieux, et les gens l’entouraient. Il passa près d’un chevreau mort né sans oreilles, le prit par l’oreille, puis dit : ‘Lequel d’entre vous aimerait posséder ceci pour un dirham ?’ Ils dirent : ‘Nous ne voulons pas que cela nous appartienne, même pour rien. Que ferions-nous avec cela ?’ Il dit : ‘Souhaitez-vous que cela vous appartienne ?’ Ils dirent : ‘Non’. Il leur répéta cela trois fois, et ils dirent : ‘Non, par Allah, même s’il était vivant, cela serait considéré comme un défaut car il est assak (sans oreilles), comment pouvons-nous donc faire alors qu’il est mort ?’ Il dit : ‘Par Allah, le monde est moins significatif pour Dieu que ceci pour vous’. »

حَدَّثَنَا عُثْمَانُ الْمُؤَذِّنُ، قَالَ‏:‏ حَدَّثَنَا عَوْفٌ، عَنِ الْحَسَنِ، عَنْ عُتَيِّ بْنِ ضَمْرَةَ قَالَ‏:‏ رَأَيْتُ عِنْدَ أُبَيٍّ رَجُلاً تَعَزَّى بِعَزَاءِ الْجَاهِلِيَّةِ، فَأَعَضَّهُ أُبَيٌّ وَلَمْ يُكْنِهِ، فَنَظَرَ إِلَيْهِ أَصْحَابُهُ، قَالَ‏:‏ كَأَنَّكُمْ أَنْكَرْتُمُوهُ‏؟‏ فَقَالَ‏:‏ إِنِّي لاَ أَهَابُ فِي هَذَا أَحَدًا أَبَدًا، إِنِّي سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ‏:‏ مَنْ تَعَزَّى بِعَزَاءِ الْجَاهِلِيَّةِ فَأَعِضُّوهُ وَلا تَكْنُوهُ‏.‏

Nous avons été rapporté par Othmân l'appelant à la prière, qui a dit : 'Awf nous a rapporté d'Al-Hassan, d'Utay ibn Dumrah qui a dit : "J'ai vu chez Ubayy un homme se consolant par les consolations de la période de l'ignorance, alors Ubayy lui a ordonné de mordre et ne l'a pas euphémisé. Ses compagnons l'ont regardé, il a dit : « Il semble que vous le désapprouvez ? » Il a dit : « Je n'hésite jamais à ce sujet envers quiconque. J'ai entendu le Prophète, paix et bénédictions sur lui, dire : ‘Quiconque se console par les consolations de la période de l'ignorance, ordonnez-lui de mordre et ne l'euphémisez pas.’"

حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، قَالَ‏:‏ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ سَعْدٍ قَالَ‏:‏ خَدِرَتْ رِجْلُ ابْنِ عُمَرَ، فَقَالَ لَهُ رَجُلٌ‏:‏ اذْكُرْ أَحَبَّ النَّاسِ إِلَيْكَ، فَقَالَ‏:‏ يَا مُحَمَّدُ‏.‏

Nous a rapporté Abou Nou'aym, il a dit : Nous a rapporté Soufiane, d'après Abou Ishaq, d'après Abd al-Rahman ibn Sa'd qui a dit : "La jambe d'Ibn Omar s'est engourdie, alors un homme lui a dit : 'Évoque la personne que tu aimes le plus.' Il a dit : 'Ô Mohammed.'"