Consultation
Al-Adab Al-Mufrad
حَدَّثَنَا آدَمُ، قَالَ: حَدَّثَنَا شَيْبَانُ أَبُو مُعَاوِيَةَ، قَالَ: حَدَّثَنَا عَبْدُ الْمَلِكِ بْنُ عُمَيْرٍ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ قَالَ: قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم لأَبِي الْهَيْثَمِ: هَلْ لَكَ خَادِمٌ؟ قَالَ: لاَ، قَالَ: فَإِذَا أَتَانَا سَبْيٌ فَأْتِنَا فَأُتِيَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِرَأْسَيْنِ لَيْسَ مَعَهُمَا ثَالِثٌ، فَأَتَاهُ أَبُو الْهَيْثَمِ، قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم: اخْتَرْ مِنْهُمَا، قَالَ: يَا رَسُولَ اللهِ، اخْتَرْ لِي، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم: إِنَّ الْمُسْتَشَارَ مُؤْتَمَنٌ، خُذْ هَذَا، فَإِنِّي رَأَيْتُهُ يُصَلِّي، وَاسْتَوْصِ بِهِ خَيْرًا، فَقَالَتِ امْرَأَتُهُ: مَا أَنْتَ بِبَالِغٍ مَا قَالَ فِيهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم إِلاَّ أَنْ تُعْتِقَهُ، قَالَ: فَهُوَ عَتِيقٌ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم: إِنَّ اللَّهَ لَمْ يَبْعَثْ نَبِيًّا وَلاَ خَلِيفَةً، إِلاَّ وَلَهُ بِطَانَتَانِ: بِطَانَةٌ تَأْمُرُهُ بِالْمَعْرُوفِ وَتَنْهَاهُ عَنِ الْمُنْكَرِ، وَبِطَانَةٌ لاَ تَأْلُوهُ خَبَالاً، وَمَنْ يُوقَ بِطَانَةَ السُّوءِ فَقَدْ وُقِيَ.
Adam nous a raconté, disant : Shaiban Abou Muawiyah nous a raconté, disant : Abdul-Malik ibn Umayr nous a raconté, d’après Abou Salama ibn Abdur Rahman, d’après Abou Huraira qui a dit : Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit à Abou Al-Haytham : « As-tu un serviteur ? » Il a répondu : « Non. » Le Prophète a dit : « Quand les captifs viendront à nous, viens nous voir. » On a amené au Prophète صلى الله عليه وسلم deux hommes sans un troisième, et Abou Al-Haytham est venu à lui. Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Choisis entre eux. » Il a dit : « Ô Messager d'Allah, choisis pour moi. » Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Celui qui est consulté est fidèle, prends celui-ci, car je l'ai vu prier. Traite-le bien. » Sa femme a dit : « Tu ne parviendras à honorer ce que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit à son sujet qu'en l'affranchissant. » Il a dit : « Il est affranchi. » Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Allah n'a jamais envoyé de Prophète ni de Calife sans lui donner deux types de conseillers : un groupe qui lui recommande le bien et lui interdit le mal, et un groupe qui ne cesse de le pousser vers l'erreur. Celui qui est épargné de la mauvaise compagnie est effectivement protégé. »
حَدَّثَنَا صَدَقَةُ، قَالَ: أَخْبَرَنَا ابْنُ عُيَيْنَةَ، عَنْ عُمَرَ بْنِ حَبِيبٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ دِينَارٍ قَالَ: قَرَأَ ابْنُ عَبَّاسٍ: وَشَاوِرْهُمْ فِي بَعْضِ الامْرِ.
Nous a rapporté Sadaqa, il a dit : nous a informé Ibn Uyaynah, de Omar Ibn Habib, de 'Amr Ibn Dinar qui a dit : Ibn Abbas a lu : "et consulte-les à propos de certaines affaires."
حَدَّثَنَا آدَمُ بْنُ أَبِي إِيَاسٍ، قَالَ: حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنِ السَّرِيِّ، عَنِ الْحَسَنِ قَالَ: وَاللَّهِ مَا اسْتَشَارَ قَوْمٌ قَطُّ إِلاَّ هُدُوا لأَفْضَلِ مَا بِحَضْرَتِهِمْ، ثُمَّ تَلاَ: {وَأَمْرُهُمْ شُورَى بَيْنَهُمْ}.
Adam Ibn Abi Iyas nous a rapporté, il a dit : Hammam Ibn Zayd nous a rapporté, d’après al-Sari, d’après al-Hassan, qui a dit : "Par Allah, jamais un peuple ne s'est consulté sans qu'il ne soit guidé vers ce qu'il y a de meilleur à leur disposition." Ensuite, il récita : {et leur affaire est délibération entre eux}.
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللهِ بْنُ يَزِيدَ قَالَ: حَدَّثَنِي سَعِيدُ بْنُ أَبِي أَيُّوبَ قَالَ: حَدَّثَنِي بَكْرُ بْنُ عَمْرٍو، عَنْ أَبِي عُثْمَانَ مُسْلِمِ بْنِ يَسَارٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ قَالَ: قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم: مَنْ تَقَوَّلَ عَلَيَّ مَا لَمْ أَقُلْ، فَلْيَتَبَوَّأْ مَقْعَدَهُ مِنَ النَّارِ وَمَنِ اسْتَشَارَهُ أَخُوهُ الْمُسْلِمُ، فَأَشَارَ عَلَيْهِ بِغَيْرِ رُشْدٍ فَقَدْ خَانَهُ وَمَنْ أُفْتِيَ فُتْيَا بِغَيْرِ ثَبْتٍ، فَإِثْمُهُ عَلَى مَنْ أَفْتَاهُ.
Abdallah ibn Yazid nous a raconté : Sa'id ibn Abi Ayyub m'a raconté : Bakr ibn Amr m'a raconté, d'après Abu 'Uthman Muslim ibn Yasar, d'après Abu Hurayra : Le Prophète (paix et bénédictions soient sur lui) a dit : « Celui qui forge un mensonge contre moi, qu'il prépare sa place en Enfer. Et celui dont le frère musulman demande conseil et qu'il lui indique autre chose que la rectitude, l'a trahi. Et celui qui donne une fatwa sans certitude, son péché incombe à celui qui l'a donnée. »